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sam. 03 août

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Cloître de la Collégiale

Alice di Piazza, piano

Quatrième concert du Festival d'été de la Collégiale

Alice di Piazza, piano
Alice di Piazza, piano

Heure et lieu

03 août 2024, 18:00

Cloître de la Collégiale, Rue de la Collégiale, 2000 Neuchâtel

À propos de l'événement

Johannes Brahms (1833-1897) – arr. Alice Di Piazza

Choral O wie selig seid ihr doch ihr Frommen, op. posth. 122 n° 6

Robert Schumann (1810-1856)

Deux romances, op. 28

Johannes Brahms – arr. Alice Di Piazza

Choral Schmücke dich, o liebe Seele, op. posth. 122 n° 5

Choral Herzlich tut mich verlangen, op. posth. 122 n° 9

Johannes Brahms

Fantaisies op. 116

Capriccio. Presto energico

Intermezzo. Andante

Capriccio. Allegro passionato

Intermezzo. Adagio

Intermezzo. Andante con grazia ed intimissimo sentimento

Intermezzo. Andantino teneramente

Capriccio. Allegro agitato

Bad Ischl, près de Salzbourg, été 1892. Johannes Brahms n’a plus rien composé pour le piano seul depuis treize ans lorsque soudain, l’envie lui revient. L’envie de nous chuchoter à l’oreille un dernier secret. Celui qui peut-être nous dit, comme le compositeur le confiait à un ami, « en moi-même je ne ris plus ». Pudique, il affirme cependant que, pour écouter ces pièces, « même un seul auditeur est de trop ». Il compose tout d’abord sept pièces qu’il regroupe sous le nom de « Fantaisies ». Celles-ci seront bientôt suivies de trois autres opus dans la même veine. Brahms les appelle les « berceuses de ma souffrance »… Le musicologue allemand Georg Knepler y voit pour sa part « un état d’âme où s’allient la douleur et la sérénité, l’espoir et la résignation, la fuite dans la nature et l’amour des hommes ». Une fuite sans issue en somme.

Quatre ans plus tard, Brahms, à nouveau à Bad Ischl, pleure la disparition de son amie de toujours, Clara Schumann, qui s’est éteinte sereinement après une vie bien remplie. Il écrit sept préludes de chorals pour orgue, bientôt suivis de quatre autres. Pourquoi le choix de l’orgue et non la voix ou le piano pour ce testament musical ? Peut-être en raison des chorals eux-mêmes, qui sont présents sans que le texte en soit directement exprimé. Brahms choisit ainsi l’abstraction, faisant siennes les paroles de l’adaptation par Luther du Pater noster : « donne-nous que ne prient pas seules les lèvres, aide-nous à ce que cela vienne du fond du cœur ». Alice Di Piazza nous livre ici sa propre transcription de trois de ces chefs-d’œuvre, qu’elle juxtapose avec les fantaisies évoquées ci-dessus et les deux romances de Schumann, qui datent de 1839.

Considérée par la critique internationale comme l’une des pianistes les plus talentueuses de sa génération, Alice Di Piazza joue régulièrement dans de prestigieuses salles de concerts du monde entier. Elle commence l’étude du piano à l’âge de trois ans. Encore en formation elle remporte plusieurs concours et obtient une bourse lui permettant de se perfectionner à la London Royal Academy of Music. Elle y rencontre le pianiste Enrique Arias, l’un des derniers élèves de Claudio Arrau, puis se perfectionne avec plusieurs pianistes de grand renom, en particulier Maria João Pires et Krystian Zimerman. Elle collabore souvent avec des compositeurs contemporains et crée plusieurs œuvres qui lui sont dédiées. Elle rencontre en 2011 la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina et entame avec elle un intense travail portant sur l’interprétation de sa musique, dont elle se fait l’ambassadrice de par le monde. En musique de chambre, elle se produit avec le violoncelliste Ivan Monighetti et le pianiste Pierre Reach. Entre ses concerts, Alice Di Piazza vit en Suisse, œuvrant inlassablement à perfectionner son art.

Avec le soutien de Hug musique

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