sam. 20 juil. | Cloître de la Collégiale

Symphonie Céleste

Festival d'été second concert au cloître
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Symphonie Céleste

Heure et lieu

20 juil. 2019 à 18:00
Cloître de la Collégiale

À propos de l'événement

Hildegard von Bingen et Djalâl ad-Din Rûmî

Ensemble médiéval Flores harmonici :

Carolina Acuña, Sandrine Gasser, Marie-Najma Thomas

Taghi Akhbari

Alexandre Traube, direction et organetto

Programme:

verset Deus in adjutorium

antienne O Splendidissima gemma

psaume Dixit Dominus

reprise de l’antienne et Mathnawi livre 6, Comment le Roi

antienne Karitas habundat

psaume Laudate pueri et Diwan-e Shams e Tâbrîzî 583, L’océan sans bords

reprise de l’antienne

antienne Nunc aperuit

intonation et psaume Laetatus sum puis Diwan 464, L’union

reprise de l’antienne

antienne O orzchis ecclesia

lecture de Rûmî d’après les Âvâz entendus dans ce concert

reprise de l’antienne

capitule – lecture d’après les Symphonies entendues dans ce concert

hymne O virga ac diadema (séquence)

et Diwan 442, L’idole

Versus Ave generosa

antienne O tu illustrata

cantique Magnificat

reprise de l’antienne et Diwan 796, Parole de l’amour

Hildegard von Bingen (1098-1179), l’une des plus grandes femmes de l’histoire occidentale, génie protéiforme et compositrice majeure du Moyen Âge, créatrice d’innombrables mélodies sur ses propres textes, sous le nom de « Symphonie de l’harmonie des révélations célestes »... Djalâl ad-Dîn Rûmî (1207-1273), son cadet d’un siècle, l’un des plus grands poètes mystiques de l’humanité et l’inventeur du genre musical nommé saama, concert spirituel où l’on atteint l’extase par la danse... L’Allemande et le Persan furent des lumières de leur temps et nous parlent plus que jamais aujourd’hui dans leur œuvre à la fois enracinée dans leur culture, leur religion et leur époque respectives, mais qui les dépasse par l’universalité de leur pensée et l’amour absolu qui les anime.

Ce programme les fait dialoguer : trois voix féminines au service de cette femme qui a écrit pour les femmes, face à un chanteur persan. Celui-ci, non seulement improvise sur les poèmes de Rûmî dans les modes traditionnels de son pays, mais chante Hildegard et inspire ses partenaires dans l’interprétation des ornements rhénans que l’on ne peut comprendre sans la tradition orale. Un jeu de résonances se met ainsi en place entre ces mondes musicaux tout au long de la Symphonie céleste. La forme de l’office de vêpres, destination de la majorité des œuvres de Hildegard von Bingen, donne une orientation à l’intérieur de laquelle se tisse le dialogue.  

Entrée libre, collecte

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